Compétence du changement – Sortir du fatalisme

par B. SOUFARI

« Quand la confusion dure, l’homme ne sombre pas par manque de courage, mais par excès de questions sans prise. La vraie question n’est pas « qui, quoi, comment ? » — c’est : avons-nous la compétence de ne plus attendre de réponse ? »

Contenu de l’essai

PRÉFACE — Le piège de la question légitime

  • La confusion tue par lenteur (d’abord la confiance, puis l’espérance, puis la capacité de poser une question juste)
  • « Tant de belles phrases, mais qui fera quoi, et comment ? » → question légitime mais mortelle si elle attend une solution clé-en-main
  • Le changement n’a pas de miracle. Il a une loi : la compétence.

1 — Le malentendu fondateur

  • La compétence n’est pas un diplôme, c’est une légitimité sociale accordée à celui qui sait traduire les idées en action
  • Encadré 1 : « Ô mon peuple, agissez selon votre capacité, moi j’agis selon la mienne » (Coran 39:39)
  • La capacité comme responsabilité

2 — La loi du mouvement

  • Tout ce qui existe est en effort d’adaptation
  • Encadré 2 : « Ne l’avons-Nous pas guidé vers les deux voies ? Pourtant il n’a pas affronté l’obstacle… » (Coran 90:8-10)
  • Encadré 3 : « Tels sont les jours : Nous les faisons alterner entre les gens » (Coran 3:140)

3 — Le triptyque oublié : individu, société, environnement

  • L’individu (mentalité, volonté, potentiel de rupture)
  • La société (terreau, amplificateur)
  • L’environnement (conditions favorables ou hostiles)
  • Ces trois forces peuvent produire inertie positive, inertie négative, ou immobilisme total
  • Encadré 4 : « Dieu ne change pas la situation d’un peuple tant qu’ils ne changent pas ce qui est en eux-mêmes » (Coran 13:11)

4 — Le poison des clans

  • Dogmatiser une grille unique (religieuse, marxiste, libérale, nationaliste) = fin de toute pensée
  • « Appartenir à un clan, c’est la pensée paresseuse » (Boris Cyrulnik)

5 — Le principe de la mise en mouvement (dafa’)

  • Encadré 5 : « Si Dieu ne poussait pas les hommes, les uns par les autres, la terre serait corrompue » (Coran 2:251)
  • Le dafa’ protège la pluralité des lieux de culte (monastères, églises, synagogues, mosquées)

6 — La critique des « ismes » et la dérive idéologique

  • Encadré 6 : Les mythes fondateurs (mobiliser, émouvoir, motiver = se mettre en mouvement)
  • Encadré 7 : Le devenir comme temps conscient (mémoire/attention/attente)

7 — L’éthique du non-sauveur

  • Le changement n’est pas le monopole d’un homme providentiel
  • Encadré 8 : « Il n’y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions suivent » (Saint-Exupéry)

8 — La fabrication des forces et la parabole de l’écume

  • Encadré 9 : « Quant à l’écume, elle est réduite à rien, mais quant à ce qui est utile aux hommes, il demeure sur la terre » (Coran 13:17)
  • L’écume (le bruit, les slogans) disparaît ; ce qui est substantiel demeure
  • « Une civilisation démocratique ne se sauvera que si elle fait du langage de l’image une provocation à la réflexion » (Umberto Eco)

CONCLUSION — La seule question qui vaille Donnerons-nous au changement un sens, une direction, une amplitude — ou le subirons-nous comme une fatalité ?

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